La plume dans l'oeil

des mots et des images pour habiller la rage

LES FANTOMES DE LA RUE D’ALGER

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Descente en centre ville. Conjonction des soldes et de la fashion week…. Place Vendôme pleine de grosses voitures noires aux vitres teintées. Rue Saint-Honoré, rue d’Alger, devant laquelle je ne passe jamais sans un pincement au cœur. Le quartier est devenu encore plus branché chic et fric que dans les années 80.
DSCF2391DSCF2380DSCF2395_2 Un seul café est resté fidèle à ce qu’il était : merci à la maison Teisseire de ne pas s’être laissé bouffer par le néo-chic du 21ème siècle. Habitué à mon 18ème , j’ai l’impression d’être en voyage. Etalage de fric pour affirmer sa « réussite », costards et looks branchouilles, tous colettisés en terrasse…

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Par endroit, des pauvres, comme des rappels du monde extérieur. Ici , même en soldes, c’est encore trop cher pour les gens ordinaires. Rue Scribe, deux très jeunes filles maquillées me demandent si je peux les photographier avec leur I-phone. Des mannequins russes qui s’amusent entre deux présentations de mode. A deux pas de là, un vieux clochard erre avec ses sacs plastique.

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Je repense à une chanson de David McNeil qui dit qu’il y a « les locomotives et les wagons voyageurs, ceux qui en vivent et ceux qui en meurent »… Madeleine, Saint-Lazare. Je retrouve une foule plus conforme à mon quotidien. Je m’engouffre dans le métro et ressort devant la mairie du 18ème. Paris, comme toutes les grandes villes est un collage absurde de fric et de galère. Vivement demain. Vivement le boulot et puis le bol d’air dans les Pyrénées. Revoir une fois encore le Mont Perdu à l’horizon…

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