La plume dans l'oeil

des mots et des images pour habiller la rage

BYE BYE CHUCK BERRY ET MERCI POUR TOUT

1 commentaire

photo : Mark Seliger

Chuck Berry s’en est allé. Johnny B Goode est orphelin. Tout comme Carol, Little Queenie et Maybellene. Sans compter les dizaines ( centaines ? ) de millions de personnes qui ont dansé sur sa musique. Il est parti sans bruit mais sa musique restera pour l’éternité. Ce matin, je sens comme un vide sur la planète.

Excessif ? Pas plus que ca. Ce type fait partie du club très restreint de ceux qui ont fait bouger les lignes, qui ont fait que les blancs ont fini par danser sur la musique des noirs. Belle victoire qui a ouvert la porte aux Rolling Stones, aux Beatles, Yardbirds, Cream et des milliers d’autres qui ont dynamité les consciences pendant les années 60, les mythiques Sixties , celles dont on dit que « si vous vous en souvenez, c’est que vous ne les avez pas vraiment vécu ». Certains s’y sont engloutis, ont disparu corps et bien, overdoses et excès divers. D’autres s’en sont sortis, mais en payant le prix fort. On les voit, rescapés de cures de désintox, boire des lait-fraise en parlant du passé.

Et puis, il y a la classe des inoxydables. Chuck en était. Il avait traversé la petite délinquance, le succès, la prison, le succès encore et puis les jeunots avaient rendu hommage à celui à qui ils devaient tant. Keith Richards allait jouer avec lui, John Lennon et tant d’autres qui savaient bien que sans Chuck, le rock n’aurait pas eu la même dégaine. Bien sûr il y avait la voix d’Elvis, la folie de Little Richard, la mélancolie de Buddy Holly, la hargne juvénile d’Eddie Cochran, mais c’est Johnny B Goode l’hymne du rock and roll. C’est lui qu’on gueule en fin de concert au énième rappel, GO GO JOHNNY GO ….

Ce matin, il nous reste Keith Richards, un cafard monstre et des hommages en pagaille, un goût amer en bouche et l’envie de descendre les vitres du voisinage en faisant péter à fond la musique de Chuck. Johnny B Goode dans la version survitaminée de Jimi Hendrix, histoire de rester dans le fil de l’histoire…  Il est parti, c’est la vie, mais, excusez-moi, quelle merde ! Go Chuck go et s’il existe un paradis des musicos, je pense que va jammer sec là-bas.

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Auteur : Riccardo

Quand j'avais quinze ans c'était "peace and love". Quand j'avais vingt ans on gueulait "no future". Maintenant que j'ai passé le cap du demi-siècle cela m'ennuie un peu de constater que nous fonçons droit dans le mur... Après "no future" c'est quoi ?

Une réflexion sur “BYE BYE CHUCK BERRY ET MERCI POUR TOUT

  1. YEAHHHHH!

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