La plume dans l'oeil

des mots et des images pour habiller la rage

MERDECREDI

4 Commentaires

Encore une journée à moitié naze… Pas envie de sortir, pas envie de grand chose, plongé dans un bon livre en guise de tentative d’évasion. Lumière grise au dehors, actualité peu bandante, le feuilleton des élections où tous les candidats fourmillent d’idées plus ou moins inspirées : comme disait Lavilliers « la radio tapine en sourdine ». Une grosse envie de tout débrancher, arracher les perfusions et foutre le camp droit devant jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose. Travailler c’est pas toujours agréable mais, chercher du travail c’est bien la pire des misères que je connaisse. Pas évident de jouer les battants alors que l’on est viscéralement contemplatif. Torcher des lettres de motivation est bien la plus triste forme d’écriture que l’on puisse imaginer en ce bas monde. Surtout quand ce sont des robots qui y répondent.

Au dehors, la ville brasse la foule mais j’ai pas trop envie d’aller errer dans les rues à faire je ne sais trop quoi en attendant je ne sais trop quoi. J’avance sur mon erre mais bientôt l’élan sera freiné par le manque de liquidité et ca va se terminer en Radeau de la Méduse au ras du bitume.

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Faudrait bouger, se jeter sur les rares annonces, assiéger les sièges sociaux au lieu de perdre son temps sur les réseaux du même tonneau. De nos jours tout est social : les sièges, les plans et les réseaux. Démerdez vous avec vos identifiants, vos espaces personnels virtuels, vos fournisseurs d’accès et vos navigateurs, tout ce merdier qui vous donne une liberté très conditionnée…

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Ca restera toujours plus tonique et jouissif d’aller bomber des slogans sur les murs réels que partager des trucs sur des murs virtuels.
Tous ces écrans m’ennuient et pourtant je passe mon temps devant. Cherchez l’erreur. Dans la même machine se trouvent mes photos, ma musique et la possibilité de surfer sur la toile pour tout et n’importe quoi, du plus utile au plus futile, d’envoyer et de recevoir du courrier.
Ce machin là est en train de tout aspirer. Dans la rue, on ne demande plus son chemin mais on consulte l’écran de son téléphone pour trouver son chemin. Là où passe internet la convivialité trépasse.

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Journée sans avancée ni recul. Journée passée à rêvasser et à penser à ne pas dépenser, journée foutue qui ne reviendra plus. Dehors la nuit. Un morceau de rock en format numérique pour enterrer cette journée plus molle que moche. Maintenant, le truc, c’est d’éviter l’insomnie sournoise qui fait les matins grinçants.

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Auteur : Riccardo

Quand j'avais quinze ans c'était "peace and love". Quand j'avais vingt ans on gueulait "no future". Maintenant que j'ai passé le cap du demi-siècle cela m'ennuie un peu de constater que nous fonçons droit dans le mur... Après "no future" c'est quoi ?

4 réflexions sur “MERDECREDI

  1. …un contemplatif qui reste à Panam, c’est comme un végétalien qui travaille dans un Abattoir… Blues! Haut-les-cœurs … souvent, quand on a évalué tous les plans BCDE… arrive un Z imprévu sorti de nulle part… tient me revient « la vie est une longue traînée de m… parsemée de petites fleurs » – qu’on écrivait sur les tables de la pension… valide auj. M… alors! mais si il faut cela pour ne pas l’avoir la mentalité de m… qui nous pourrit la vie…

  2. hihi! viandent-ils ds le XIIIeme?

  3. Un bon coup gueule, une cruelle réalité, un monde où la réalité se vide de sens et où les réseaux aspirent tout en hyper-réalité de M. …

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