La plume dans l'oeil

des mots et des images pour habiller la rage

VIVE LA REVOLUTION

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Virons les tous….

Des commémorations d’assassinats à n’en plus finir et des morts en pagaille ici et là-bas, des photos et des vidéos atroces, des nouvelles mortifères partagées à la vitesse de l’éclair sur la toile… Une nouvelle année qui démarre sous le signe du ralentissement de l’économie chinoise et des bourses qui craquent. D’ici un trimestre, on va nous faire pleurer avec la croissance qui n’est pas au rendez-vous et si le chômage grimpe ce n’est pas de la faute à nos gouvernements mais c’est surtout à cause du yuan qui est sous estimé par rapport au dollar et blablabla…

Le flot de conneries et de mensonges continue à s’écouler, les réfugiés continuent d’affluer et les gamins de se noyer en Méditerranée pendant qu’ici on se lamente sur le terrorisme qui vient nous éclabousser jusqu’aux terrasses de café. Hommage à Mitterrand et à ses successeurs, de Jarnac à Cahuzac, les malheurs de Platini et les actualités sportives pour oublier que ce gouvernement qui affirme que « nous sommes en guerre contre le terrorisme» a d’ores et déjà perdu quelques batailles majeures. Celle qu’il aurait fallu mener contre le chômage, celle qu’il aurait fallu mener contre l’opacité fiscale des multinationales, celle qu’il faudrait mener pour que personne ne vive dans la rue, celle qu’il conviendrait de mener contre la toute puissance de la finance – qui nous prépare déjà le prochain épisode de « sauvez les banques sinon tout va péter » … Tous ces combats ont disparu, dissous dans l’état d’urgence et les patrouilles kaki dans les rues de Paris.

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L’humanité continue à foncer droit dans le mur. Les publicitaires lobotomisent les populations pour le plus grand bonheur des politiciens qui se vendent comme des paquets de lessive. C’est à celui qui lavera le plus blanc. Triste et pathétique. Pendant ce temps les calottes glaciaires fondent, le romarin fleurit sur mon balcon entre Noël et le jour de l’An, mais le vrai souci c’est le manque de neige dans les stations de sports d’hiver. On croit rêver devant tel aveuglement.

Il faudrait voter pour ces guignols soit disant détenteurs de solutions. Il faudrait continuer à croire qu’ils veulent notre bien-être collectif alors que la seule chose qui les fasse bander c’est le pouvoir. Comment le prendre et comment s’y cramponner comme Harpagon à sa cassette.
Nous sommes pris en étau entre la montée des intolérances religieuses et la toute puissance du fric, prisonniers d’un modèle productiviste et consumériste qui  fait les délices d’une caste au détriment du bonheur des masses. Envie d’autre chose, envie d’un monde sans marchands d’armes, d’un monde sans guerre et sans massacre, d’un monde où tout le monde vivrait en paix et mangerait à sa faim… Ce n’est pas un rêve. C’est un choix politique, une volonté à affirmer par dessus tout. Les famines sont fabriquées, les inégalités soigneusement entretenues.

Attention il a un livre !

Il faut un sursaut massif pour envoyer au diable les accapareurs et les spéculateurs, partager les ressources sans les gaspiller, ne plus tomber dans le piège de la consommation à outrance, oublier le superflu et se concentrer sur l’essentiel et enfin vivre pleinement chaque seconde de nos vies plutôt qu’errer comme des ectoplasmes dans les centres commerciaux. La vie c’est le sourire sur le visage de l’autre, c’est regarder le ciel et les astres plutôt que les platitudes médiatiques qui défilent à l’écran. La vie c’est ne pas avoir peur, c’est se lever et gueuler contre la bêtise, dénoncer le vide programmé qui transforme les hommes en consommateurs.

La vie c’est la révolution tranquille qui consiste à dire non à ce monde où le seul pouvoir qu’on nous concède c’est le pouvoir d’achat. Je veux contrôler ma vie, ne plus subir l’abrutissement généralisé et la crétinisation massive des populations. Je veux vivre libre. Et j’emmerde ceux qui pondent des lois pourries pour mieux nous encadrer et nous surveiller. Né libre, j’entends le rester, ne plus déléguer une once de pouvoir à quiconque. Ma vie m’appartient. Elle n’est ni à vendre, ni à louer. L’humain n’est pas une marchandise.
Que ceux d’en haut n’oublient jamais que si la base remue ils seront les premiers à dégringoler. Tiens j’ai comme une envie de m’ébrouer en ce début d’année. Fight the power. Encore et toujours.

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Auteur : Riccardo

Quand j'avais quinze ans c'était "peace and love". Quand j'avais vingt ans on gueulait "no future". Maintenant que j'ai passé le cap du demi-siècle cela m'ennuie un peu de constater que nous fonçons droit dans le mur... Après "no future" c'est quoi ?

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