La plume dans l'oeil

des mots et des images pour habiller la rage

EN ORBITE AUTOUR DE LA BUTTE…

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Juillet dans l’après-midi. J’écoute Arlo Guthrie, le fils de Woodie qui avait écrit sur sa guitare « this machine kills fascists ». Rien à redire. Arlo déroule ses arpèges peinards et le soleil sèche le linge sur le balcon. Pas envie de bouger. Un tour sur le marché, des fruits et deux bouquins chez Emmaüs pour passer le temps derrière les volets mi-clos en contemplant la poussière qui danse dans les rais de lumière. Nous retournons tous un jour à la poussière. En attendant, je bulle sous le soleil qui baisse, des nuages légers passent dans l’azur et Arlo me déroule à la guitare acoustique les accords de Alice’s Restaurant…Cela ne rajeunit personne. Arlo, ébouriffé à Woodstock en 1969, est toujours de ce monde. Il a un profil Facebook, toujours les cheveux longs – mais blancs – et joue toujours ses chansons à travers les Etats-Unis. Je ferme les yeux et m’abandonne à la morsure du soleil. Je suis à Kagoshima. Je suis à Augy avec Denis. Je suis éparpillé un peu partout. Ici et maintenant mais aussi avant et ailleurs. J’aurais pas du classer mes photos.PARIS nuit - Ramey - copie
Plus ou moins ensauvagé. Encapsulé à l’étage, connexion, fusion,balcon. La trilogie de l’enfermement. Regarder d’en haut, les yeux fermés en écoutant Eric Burdon and War balancer Magic Mountain, l’agitation en bas… Sortir quand même. Pour bouger, marcher, acheter des fruits au marché, se connecter momentanément au grand bazar avant de remonter au cinquième pour claquer la porte au nez du monde extérieur.
Les journées et les gens passent, les fraises murissent sur le balcon, la verveine fleurit. Je passe plus de temps à regarder les plantes qu’à entretenir un minimum de relations humaines. Enkysté derrière mon clavier, je joue l’araignée sur la toile. Dehors, le temps hésite entre beau et moche. J’écoute plus rien et m’offre une vertigineuse plongée dans le silence et une certaine forme de solitude. Interlude. Un rayon de soleil …
Ce matin la météo nous annonce le retour de la chaleur et du soleil pour dimanche. C’est con on est mardi. Ceci dit, sans appareil photo, je suis moins sensible à la lumière mais j’aimerais bien griller au soleil sur mon balcon en lisant un bon polar. Et puis toutes ces démarches à entreprendre, pousser des dossiers, prendre un rendez-vous pour mes oreilles qui se bouchent et un autre pour le cerveau qui grippe. Ici la station orbitale Ramey, nous allons bientôt reprendre le cours de nos émissions. Je dois aussi utiliser cette place de cinéma offerte par une amie car elle est valide jusqu’au 30 juillet.

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Trouver du fric aussi. Mais là c’est moins évident. Argent trop cher du Téléphone raccroché depuis longtemps. Space Ritual de Hawkwind pour me péter les derniers neurones… En orbite dans le cyberspace. Wait and see.

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Auteur : Riccardo

Quand j'avais quinze ans c'était "peace and love". Quand j'avais vingt ans on gueulait "no future". Maintenant que j'ai passé le cap du demi-siècle cela m'ennuie un peu de constater que nous fonçons droit dans le mur... Après "no future" c'est quoi ?

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