La plume dans l'oeil

des mots et des images pour habiller la rage

MESAVENTURES ICONOGRAPHIQUES (ACTE 3) ou « Le cercle des entreprises disparues »

2 Commentaires

_DSF4893Et hop ! L’Inspection du Travail s’occupe de retrouver l’employeur indélicat. Nous n’en dirons pas plus pour le moment. Je constate simplement que l’affaire leur semble intéressante.
En sortant de leurs bureaux, je me dis que la rue T… n’est pas si loin et que cela vaut le coup d’y faire un saut. La rue T….. , c’est là, qu’en principe, devrait se trouver, au numéro 17, la société Machin. Du moins c’est ce qui figure sur les fiches de paie et l’attestation Assedic sans signature ni tampon qui m’empêche de toucher mes droits et fait que je suis un peu dans la mouscaille ce mois ci.
Il fait beau, un petit air de printemps… Dix minutes plus tard me voici devant le numéro 17. Un beau portail massif flanqué d’un digicode. Aucune plaque de société, aucun nom. Le charme discret de la bourgeoisie qui applique à la lettre le vieil adage qui dit que « pour vivre heureux, vivons caché ». J’attends quelques minutes que quelqu’un sorte pour me glisser à l’intérieur du numéro 17.
_DSF4898La gardienne n’est pas là et je ne vois toujours aucun nom. Deux habitants me confirment que la gardienne ne sera pas là avant quatre ou cinq heures et que le nom de la société Machin ne leur dit rien. Ce qui tendrait à confirmer les dires de l’ancienne assistante de la personne qui lève 5 millions mais laisse quelques 9000 euros d’impayés derrière elle chez les agences photos. La société Machin n’est plus ici. D’ailleurs la société Machin n’a plus rien à voir avec tout ceci puisque la personne concernée ne fait plus partie de l’entreprise ? CQFD. Circulez y’a rien à voir.
La personne en question affirme sur la page d’accueil de sa nouvelle entreprise que « Les nouveaux modèles digitaux et les réseaux sociaux changent chaque jour les relations entre les citoyens, les marques, les associations, et les institutions. 
L’ambition de Bidule est de vous permettre d’engager chaque jour, un nouveau dialogue vivant et constructif avec l’ensemble de vos publics pour mieux les connaitre, les comprendre, et partager leurs attentes… Poser par ce dialogue, les bases de leur adhésion à vos valeurs et à vos objectifs, pour ainsi, les inviter, les encourager à s’engager positivement et durablement à vos côtés ». Quelques stères de langue de bois avec copeaux inclus. Bien dans l’air du temps.

Comme je ne suis pas loin d’une FNAC, je vérifie que l’ouvrage existe bien. On ne sait jamais. Dans la mesure où je ne l’ai jamais reçu. Pas plus que les agences chez qui j’ai été chercher les photos. Et bien, à ma grande satisfaction l’ouvrage existe. Il y a même mon nom dessus et la liste des crédits photos. Tout est clean. En apparence. Bien sûr on peut toujours regretter que les factures n’aient jamais été payées mais ce doit être cela « les nouveaux modèles digitaux ( tu le sens mon doigt ?) qui changent les relations entre les citoyens ». Payer ses fournisseurs c’est un truc complètement dépassé. En route vers le « dialogue vivant et constructif « . Mieux vaut en rire qu’en pleurer et ne pas céder à l’envie d’aller déféquer sur le paillasson de leurs nouveaux locaux.

_DSF4910

 

Reste une question qui me travaille de façon lancinante : comment se fait il que des gens qui s’affichent comme des spécialistes du « big data » ne parviennent pas à répondre à mes mails ? Et comment se fait il qu’ils n’aient jamais réussi à envoyer un justificatif aux agences dont je leur ai communiqué les adresses quatre ou cinq fois sur les douze derniers mois ? Un nouveau mystère de l’informatique ? un méchant bug ? ou tout bêtement la fameuse « phobie administrative » qui semble exercer ses ravages dans la France d’en haut ?
La suite au prochain épisode.

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Auteur : Riccardo

Quand j'avais quinze ans c'était "peace and love". Quand j'avais vingt ans on gueulait "no future". Maintenant que j'ai passé le cap du demi-siècle cela m'ennuie un peu de constater que nous fonçons droit dans le mur... Après "no future" c'est quoi ?

2 réflexions sur “MESAVENTURES ICONOGRAPHIQUES (ACTE 3) ou « Le cercle des entreprises disparues »

  1. Bonjour, vous ne citez aucun nom, mais une simple recherche dans Google des citations reprises dans l’article permet d’accéder au site d’une société ainsi qu’à un profil LinkedIn.

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