La plume dans l'oeil

des mots et des images pour habiller la rage

BYE BYE JOHNNY B. GOODE

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SDIM0049Bye bye Johnny, bye bye Johnny B. Goode, même avec tes ailes tatouées tu étais quand même un drôle d’oiseau. Tu vas jammer forever avec Jim, Jimi et Janis. Voici « the big figure » comme disent les anglo-saxons, les nouvelles du front des informations. Pas très porteur. On se réveille avec des comptabilités morbides et puis, une fois le café bu, on est face à sa petite réalité locale. Ce n’est ni la guerre, ni la famine. Un été chaud bien dans les normes. Cela pourrait même être vivable pour peu que l’on trouve moyen d’assurer son existence. Et là, on est seul avec les mauvaises nouvelles, à tourner en rond la tête pleine de pensées noires qu’il faut chasser pour tenter de rester optimiste, croire très fort qu’après la fin de droits il existe encore une vie qui pour le moment paraît bien aléatoire. Envie d’en finir ? Oui mais comment…. On dort mal car le spectre du manque grignote le sommeil. On pense être prêt et on croit encore que l’on va traverser le désert et ses vaches maigres. On a aucune raison d’y croire mais mieux vaut penser que l’on va s’en sortir car sinon c’est la ruine immédiate de l’esprit. On se tord les neurones pour trouver une solution qui pour le moment ne s’est pas encore révélée alors qu’il faudrait tant redémarrer le moteur afin d’arrêter de dériver. Gros soucis locaux dans un désordre global. Pas évident de garder le cap, pas évident de tracer sa route en solitaire. On pense à ses proches, à sa famille, à ses amis. Et on se cramponne à ce qui reste car il n’est pas question de baisser les bras. Faire taire ses démons intérieurs pour ne pas ruiner le peu qui nous reste entre les mains. L’amour s’effrite et la peur gagne du terrain. Le futur proche a une sale gueule. Et pourtant, il faut faire avec. Bye bye Johnny, emporte moi sur les trilles folles de ta guitare, j’ai besoin de garder le rythme pour traverser le champ de mines devant moi. Et je ne sais pas ce qui se cache de l’autre côté.

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Auteur : Riccardo

Quand j'avais quinze ans c'était "peace and love". Quand j'avais vingt ans on gueulait "no future". Maintenant que j'ai passé le cap du demi-siècle cela m'ennuie un peu de constater que nous fonçons droit dans le mur... Après "no future" c'est quoi ?

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