La plume dans l'oeil

des mots et des images pour habiller la rage

TROIS BALLES DANS L’IMPOT

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Le sport est une drogue dure qui occulte la réalité. Trois balles font passer au second plan un cataclysme naturel aux Philippines, une tempête anormale en Sardaigne, le chômage et les impôts qui montent, les offres d’emploi , le moral des ménages, les cotes de popularité des politiciens en baisse…

Tout ceci est balayé par « l’incroyable exploit » comme on dit ce matin – et gare à celui qui voudrait mettre sur la table les rémunérations indécentes des joueurs ou encore l’opacité des circuits financiers générés par le football. Aujourd’hui on est censé se réjouir parce qu’une poignée de sportifs nourris aux hormones vont aller au Brésil pour la ….. Coooooooooooupe du Monde !

En ce qui me concerne, la coupe est pleine. Hier, vers minuit, les « aficionados du ballon rond » ( j’aime ces lieux communs du journalisme sportif ), brandissaient des drapeaux, gueulaient leur joie et klaxonnaient à tout va, en dérapage plus ou moins contrôlé. A Barbès, « suite à une décision de la Préfecture de police, les accès à la station sont fermés et la rame ne marque pas l’arrêt » : l’Algérie s’est qualifiée, les fans sont dans la rue et c’est un grand bordel encerclé par la police ( le football appelle la police un peu comme le sel donne soif ).

Et puis sur les trottoirs bien froids, dans des cabines téléphoniques, emmitouflés de guenilles et couchés sur des cartons, les gueux et autres laissés pour compte de la société qui, silencieusement, regardent passer la grande parade des cocus.

Le sport disais-je, est une drogue dure et il faut s’attendre à ce que les medias augmentent les doses. Un gros shoot et le malade ne sent plus rien. Les empereurs romains le savaient bien, qui avaient fait édifier le Colisée et régalaient la plèbe de pain et de jeux. On payait le pain mais les jeux étaient gratuits. De nos jours on raque pour les deux. Putain de progrès !

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Auteur : Riccardo

Quand j'avais quinze ans c'était "peace and love". Quand j'avais vingt ans on gueulait "no future". Maintenant que j'ai passé le cap du demi-siècle cela m'ennuie un peu de constater que nous fonçons droit dans le mur... Après "no future" c'est quoi ?

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